Dominica III
Paschae
Troisième dimanche de Pâques (A)
Les
oraisons
La collecte
Semper exsúltet pópulus tuus, Deus, renováta ánimæ iuventúte, ut, qui nunc lætátur in adoptiónis se glóriam restitútum,
resurrectiónis diem spe certæ gratulatiónis exspéctet.
[Merci à A. JORE pour son aide dans la traduction] O Dieu, que votre peuple, l’âme rajeunie, soit toujours dans l’exsultation ; afin que, tout à la joie d’avoir
été renouvelé dans la gloire de l’adoption, il attende le jour de la résurrection dans l’espérance d’une récompense assurée.
Cette prière est une nouvelle composition qui amalgame la première partie d'une oraison du sacramentaire gélasien (n°515) à la finale d'une oraison du sacramentaire de Vérone (n°1148
ici)
: cf. la note 27 de cet
article.
La Super Oblata
Súscipe múnera, Dómine, quǽsumus, exsultántis Ecclésiæ, et, cui causam tanti gáudii præstitísti, perpétuæ fructum concéde
lætítiæ.
[Traduction Dom LEFEBVRE] Accueillez, Seigneur, les présents de votre Eglise transportée d’allégresse, et puisque vous
lui avez donné un si grand sujet de joie, accordez-lui le bienfait d’un bonheur sans fin.
Cette oraison est utilisée au dimanche in albis dans le MR1962.
La postcommunion
Pópulum tuum, quǽsumus, Dómine, intuére benígnus, et, quem ætérnis dignátus es renováre mystériis, ad incorruptíbilem
glorificándæ carnis resurrectiónem perveníre concéde.
Sur votre peuple, Seigneur, jetez un regard bienveillant, nous vous en prions ; puisque vous avez daigné le restaurer par les Mystères éternels, accordez-lui de
parvenir à la résurrection incorruptible de la chair glorifiée.
Selon le Père Zuhlsdorf (*), cette oraison serait une nouvelle composition basée sur une prière du Gélasien et un
passage de saint Léon le Grand (sermon 71, 6, prononcé le Samedi Saint 443 : Et quia antiquorum morborum difficilis et tarda curatio est, tanto velocius
adhibentur remedia, quanto recentiora sunt vulnera, ut semper ab omnibus offensionibus in integrum resurgentes, ad illam incorruptibilem glorificandae
carnis resurrectionem pertinere mereamur in Christo Iesu Domino nostro, qui vivit et regnat…).
La première
préface pascale
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre : Te quidem, Dómine, omni témpore confitéri, sed in hoc potíssimum gloriósius prædicáre, cum Pascha nostrum immolátus est
Christus.
Ipse enim verus est Agnus qui ábstulit peccáta mundi. Qui mortem nostram moriéndo destrúxit, et vitam resurgéndo reparávit.
Quaprópter, profúsis paschálibus gáudiis, totus in orbe terrárum mundus exsúltat. Sed et supérnæ virtútes atque angélicæ potestátes hymnum glóriæ tuæ cóncinunt, sine fine dicéntes : Sanctus,
Sanctus, Sanctus...
Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de te louer, Seigneur, en tout temps, mais avec plus de
magnificence que jamais en ces jours où le Christ, notre Pâque, a été immolé.
Car c’est lui l’Agneau véritable qui a enlevé les péchés du monde ; qui, en mourant, détruisit notre mort, et, en ressuscitant, restaura notre vie.
C’est pourquoi, dans la profusion des joies pascales, le monde entier tressaille d’allégresse, tandis qu’avec lui chantent les Vertus célestes et les Puissances angéliques, redisant sans fin
l’hymne de ta gloire : Saint, Saint, Saint... (**)
(**) Traduction de Dom FLICOTEAUX dans « Le triomphe de Pâques », Cerf,
Paris, 1952, p. 20. Avec cette note : « Nous traduisons ici d’après le texte primitif , tel que le donne le sacramentaire gélasien, avec son ancienne finale.
Dans notre missel cette même finale ‘quapropter profusis gaudiis, etc.’ est devenue la conclusion de la préface de la Pentecôte. On attribue, avec assez de vraisemblance, cette modification à
saint Grégoire. Peut-être aura-t-il estimé que le ‘totus in orbe terrarum exsultat’ ne convenait guère à la fête de Pâques et qu’il s’appliquait mieux à la Pentecôte, puisque c’est en ce jour que
l’Eglise commença à se répandre sur toute la terre. »
Par VexillumRegis
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Publié dans : Temps pascal
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