Vendredi 9 mai 2008
Séquence pour la Pentecôte
(Notker le Bègue, 840-912)

Image

Anonyme, La Pentecôte, miniature sur parchemin du Psautier d'Ingeborg, v. 1200.

***

Hódie compléti sunt dies Pentecóstes, allelúia ;
hódie Spíritus Sanctus in igne discípulis appáruit, et tríbuit eis charísmatum dona ;
misit eos in univérsum mundum prædicáre et testificári :
Qui credíderit et baptizátus fúerit, salvus erit, allelúia.

Aujourd'hui sont accomplis les jours de la Pentecôte, alléluia ;
aujourd'hui l'Esprit Saint est apparu aux disciples dans le feu, et leur a accordés le don de ses charismes ;
il les a envoyés dans le monde entier prêcher et rendre témoignage :
celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, alléluia.

Antienne du Magnificat

______________


Sancti Spiritus
adsit nobis gratia,
Que la grâce
du Saint-Esprit nous assiste,

Quae corda nostra
sibi faciat
habitaculum,
Qu’elle fasse
de nos coeurs
sa demeure,

Expulsis inde
cunctis vitiis
spiritalibus.
Après en avoir expulsé
tous les vices
de l’esprit.

Spiritus alme,
illustrator omnium,
Esprit bienfaisant
qui éclaires toute chose,

Horridas nostrae
mentis purga tenebras.
Dissipe les affreuses
ténèbres de notre âme.

Amator
sancte sensatorum
semper cogitatuum,
Saint
Ami des pensées
toujours profondes,

Infunde
unctionem tuam
clemens nostris sensibus.
Répands
avec clémence ton onction
sur nos sentiments.

Tu purificator
Omnium flagitiorum
Spiritus,
O Esprit
purifcateur
de toute ignominie,

Purifica nostri
oculum interioris
hominis,
Purifie l’oeil
de notre homme
intérieur,

Ut videri
supremus Genitor
possit a nobis,
Afin que nous puissions
contempler le suprême
Géniteur

Mundi cordis
quem soli cernere
possunt oculi.
Que seuls peuvent
voir les yeux
d’un coeur pur.

Prophetas tu inspirasti,
ut praeconia Christi
praecinuissent inclita ;
Tu as inspiré les Prophètes
pour qu’ils prédisent
les actions éclatantes du Christ ;

Apostolos confortasti,
ut tropaeum Christi
per totum mundum veherent.
Tu as encouragé les Apôtres
à porter le trophée
du Christ dans le monde entier.

Quando machinam
per Verbum suum
fecit Deus
caeli, terrae, marium,
Quand par son Verbe
Dieu fit
la machine du ciel,
de la terre, des mers,

Tu super aquas
foturus eas
numen tuum
expandisti, Spiritus.
C’est Toi qui as répandu
ta puissance divine
sur les eaux
que Tu allais réchauffer, ô Esprit.

Tu animabus
vivificandis
aquas fecundas.
C’est Toi qui, pour vivifier
les âmes, rendis
les eaux fécondes.

Tu aspirando
das spiritales
esse homines.
C’est Toi qui par ton souffle
fis des hommes
des êtres spirituels.

Tu divisum
per linguas
mundum et ritus
adunasti, Domine.
C’est Toi, Seigneur,
qui as réuni
le monde divisé
par les langues et les religions.

Idolatras
ad cultum
Dei revocas,
magistrorum optime.
O le meilleur des maîtres,
Tu ramènes
les idolâtres
au culte de Dieu.

Ergo nos
supplicantes tibi
exaudi propitius,
Sancte spiritus.
Aussi sois-nous
propice et exauce
nos supplications,
ô Saint Esprit,

Sine quo
preces omnes cassae
creduntur et indignae
Dei auribus.
Sans qui
toutes les prières sont tenues
pour vaines et indignes
des oreilles de Dieu.

Tu, qui omnium
saeculorum sanctos
tui numinis
docuisti instinctu
amplectendo, Spiritus,
Toi qui par ta puissance
enseignas les saints
de tous les siècles
en leur infusant
ton souffle, ô Esprit,

Ipse, hodie
apostolos Christi
donans munere
insolito et cunctis
inaudito saeculis.
En faisant aujourd’hui de toi-même
aux Apôtres du Christ
un présent
inaccoutumé et inconnu
de tous les siècles,

Hunc diem gloriosum
fecisti.
Tu as rendu
ce jour glorieux.
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Samedi 3 mai 2008
Dominica VII Paschae
Septième dimanche de Pâques (A)



La collecte

Supplicatiónibus nostris, Dómine, adésto propítius, ut, sicut humáni géneris Salvatórem tecum in tua crédimus maiestáte, ita eum usque ad consummatiónem sǽculi manére nobíscum, sicut ipse promísit, sentiámus.

Dans votre bonté, Seigneur, soyez attentif à nos supplications, afin que, comme nous croyons que le Sauveur du genre humain est avec vous dans votre gloire [majesté], nous ressentions aussi qu’il reste avec nous jusqu’à la consommation des siècles, comme il l’a lui-même promis.


Cette oraison, légèrement différente, se trouve dans le Sacramentarium Veronense (N°169 ici) et dans l'Hadrianum (N°502 In Ascensa Domini ici).


La Super Oblata

Súscipe, Dómine, fidélium preces cum oblatiónibus hostiárum, ut, per hæc piæ devotiónis offícia, ad cæléstem glóriam transeámus.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Accueillez, Seigneur, les prières des fidèles avec l’offrande de ce sacrifice, afin qu’en vous rendant ces devoirs de pieuse fidélité, nous parvenions à la gloire du ciel.


Secrète du mardi de l’octave de Pâques dans le MR62.


La postcommunion

Exáudi nos, Deus, salutáris noster, ut per hæc sacrosánta mystéria in totíus Ecclésiæ confidámus córpore faciéndum, quod eius præcéssit in cápite.

Écoutez-nous, Dieu, notre salut, afin que par ces mystères sacro-saints nous soyons confirmés dans l’espérance que l'Église tout entière connaîtra dans son Corps [la gloire] à laquelle, en son Chef, elle est déjà parvenue.


Il s'agit de l'oraison N°174 du Sacramentaire de Vérone.

______________


Je remercie M. l'Abbé Thomas Diradourian, de la Communauté Saint-Martin, pour l'aide précieuse apportée dans la traduction de ces oraisons.
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Mardi 29 avril 2008
Hymne pour l'Ascension
(Anonyme, Xème siècle ?)

Image

Giotto, Ascension du Seigneur, chapelle Scrovegni, Padoue, 1304-1306.

***

O Rex glóriæ, Dómine virtútum,
qui triumphátor hódie super omnes cælos ascendísti,
ne derelínquas nos órphanos ; sed mitte promíssum Patris in nos,
Spíritum veritátis, allelúia.


O Roi de gloire, Seigneur des armées célestes,
qui êtes monté aujourd'hui en triomphateur au plus haut des cieux,
ne nous laissez pas orphelins, mais envoyez-nous comme nous l'a promis le Père
l'Esprit de vérité, alléluia.


Antienne du Magnificat

______________


Optátus votis ómnium
sacrátus illúxit dies,
quo Christus, mundi spes, Deus,
conscéndit cælos árduos.

Nous l’appelions de tous nos vœux,
ce jour rayonnant de lumière,
où le Christ, Dieu, espoir du monde,
s’élève jusqu’au sommet des cieux.


Magni triúmphum prœlii,
mundi perémpto príncipe,
Patri præséntans vúltibus
victrícis carnis glóriam.

Comme trophée du grand combat
où il terrassa le prince de ce monde,
il présente aux regards du Père
la gloire de son corps victorieux.


In nube fertur lúcida
et spem facit credéntibus,
iam paradísum réserans
quem protoplásti cláuserant.

Porté par la nuée lumineuse
il devient l’espoir des croyants ;
il ouvre enfin le paradis
fermé par nos premiers parents.


O grande cunctis gáudium,
quod partus nostræ Vírginis,
post dira flagra, post crucem
patérnæ sedi iúngitur.

Quelle immense joie pour tous :
le Fils que la Vierge enfanta,
après les crachats, les fouets, la croix,
monte s’asseoir auprès du Père.


Agámus ergo grátias
nostræ salútis víndici,
nostrum quod corpus véxerit
sublíme ad cæli régiam.

Louange donc et gratitude
au vainqueur qui nous sauve tous ;
notre corps fut porté bien haut
jusqu’au palais du roi du ciel.


Sit nobis cum cæléstibus
commúne manens gáudium :
illis, quod semet óbtulit,
nobis, quod se non ábstulit.

Avec les habitants des cieux,
exultons d’une même joie :
il va se montrer à eux,
il ne s’éloigne pas de nous.


Nunc, Christe, scandens æthera
ad te cor nostrum súbleva,
tuum Patrísque Spíritum
emíttens nobis cælitus. Amen.

Maintenant, ô Christ, en montant au ciel,
élève jusqu’à toi notre cœur,
et envoie-nous d’en-haut
l’Esprit qui procède du Père et de toi.

 

par VexillumRegis publié dans : Temps pascal
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Samedi 26 avril 2008
Dominica VI Paschae
Sixième dimanche de Pâques (A)



La collecte

Fac nos, omnípotens Deus, hos lætítiæ dies, quos in honórem Dómini resurgéntis exséquimur, afféctu sédulo celebráre, ut quod recordatióne percúrrimus semper in ópere teneámus.

Accordez-nous, Dieu tout-puissant, d’achever avec la même ferveur la célébration de ces jours de joie que nous avons accomplis en l’honneur du Seigneur ressuscité, de telle manière que nous puissions toujours retenir dans notre vie ce que nous ne faisons que traverser dans le souvenir.


Notre collecte est l'exemple même du procédé de centonisation employé pour composer la plupart des nouvelles oraisons du Missel de 1970. Je renvoie pour plus de détails au tableau à la page 13 de cet article.



La Super Oblata

Ascéndant ad te, Dómine, preces nostræ cum oblatiónibus hostiárum, ut, tua dignatióne mundáti, sacraméntis magnæ pietátis aptémur.

Que nos prières montent vers vous, Seigneur, avec ces offrandes sacrificielles ; afin que, ayant été purifiés par votre condescendance, nous soyons aptes à recevoir ces mystères de grande bonté.


Cette secrète, qui ne se trouve pas dans le MR1962, est composée de deux parties de deux prières différentes du Sacramentarium Veronense (ici). La première partie est empruntée à l'oraison n°1191, la seconde à la n°181 (*).



La postcommunion

Omnípotens sempitérne Deus, qui ad ætérnam vitam in Christi resurrectióne nos réparas, fructum in nobis paschális multíplica sacraménti, et fortitúdinem cibi salutáris nostris infúnde pectóribus.

Dieu éternel et tout-puissant, qui nous avez restaurés en la vie éternelle dans la résurrection du Christ, multipliez en nous les fruits du sacrement pascal et répandez dans nos coeurs la force de ces aliments de salut.


"Today’s Post communion was based in part on a prayer in the Gelesian Sacramentary." (**).

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Dimanche 20 avril 2008
Dominica V Paschae
Cinquième dimanche de Pâques (A)



La collecte

Omnípotens sempitérne Deus, semper in nobis paschále pérfice sacraméntum, ut, quos sacro baptísmate dignátus es renováre, sub tuæ protectiónis auxílio multos fructus áfferant, et ad ætérnæ vitæ gáudia perveníre concédas.

Dieu éternel et tout-puissant, portez toujours à sa perfection l’efficacité du sacrement pascal en nos âmes, afin que ceux que vous avez daigné rénover par le saint baptême puissent donner beaucoup de fruits grâce au secours de votre protection, et qu’ils parviennent jusqu’aux joies de la vie éternelle.


Il n'a pas été possible de déterminer l'origine de cette oraison.



La Super Oblata

Deus, qui nos, per huius sacrifícii veneránda commércia, uníus summǽque divinitátis partícipes effecísti, præsta, quǽsumus, ut, sicut tuam cognóvimus veritátem, sic eam dignis móribus assequámur.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Dieu qui par les admirables échanges réalisés en ce sacrifice nous rendez participants de votre unique et souveraine divinité, faites que connaissant votre vérité, nous puissions aussi l’atteindre par une conduite digne d’elle.


Il s’agit de la secrète du 18ème dimanche après la Pentecôte dans le MR62.



La postcommunion

Pópulo tuo, quǽsumus, Dómine, adésto propítius, et, quem mystériis cæléstibus imbuísti, fac ad novitátem vitæ de vetustáte transíre.

Dans votre bonté, Seigneur, venez en aide à votre peuple ; après l’avoir enrichi par les mystères célestes, faites-le passer de la vétusté [de l’humanité déchue] à la vie nouvelle [de la Résurrection].


Cette oraison est une adaptation de la postcommunion du lundi dans l'octave de la Pentecôte dans le MR62.

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Dimanche 13 avril 2008
Dominica IV Paschae
Quatrième dimanche de Pâques (A)

 



La collecte

Omnípotens sempitérne Deus, deduc nos ad societátem cæléstium gaudiórum, ut eo pervéniat humílitas gregis, quo procéssit fortitúdo pastóris.

Dieu éternel et tout-puissant, guidez-nous jusqu’à la société des joies célestes, afin que la faiblesse du troupeau parvienne là d’où la force du pasteur a procédé.

Il n'a pas été possible de déterminer l'origine de cette oraison.


La
Super Oblata


Concéde, quǽsumus, Dómine, semper nos per hæc mystéria paschália gratulári, ut contínua nostræ reparatiónis operátio perpétuæ nobis fiat causa lætítiæ.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Inspirez-nous, Seigneur, de constantes actions de grâces pour ces mystères de Pâques, afin que le perpétuel renouvellement de l’œuvre rédemptrice soit pour nous une cause de joie sans fin.

Il s’agit de la secrète du samedi in albis dans le MR62.


La postcommunion


Gregem tuum, Pastor bone, placátus inténde, et oves, quas pretióso Fílii tui sánguine redemísti, in ætérnis páscuis collocáre dignéris
.

Portez un regard bienveillant sur votre troupeau, ô Bon Pasteur, et daignez établir dans les pâturages éternels les brebis que vous avez rachetées par le sang précieux de votre Fils.


Le Père Zuhlsdorf (
*) se contente d'indiquer : "This prayer was not in the 1962MR but it had antecedents in various ancient sacramentaries".

Illustration : Le Bon pasteur, mosaïque du Vème siècle, mausolée de Galla Placidia, Ravenne.

par VexillumRegis publié dans : Temps pascal
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Dimanche 6 avril 2008
Dominica III Paschae
Troisième dimanche de Pâques (A)


Les oraisons

La collecte

Semper exsúltet pópulus tuus, Deus, renováta ánimæ iuventúte, ut, qui nunc lætátur in adoptiónis se glóriam restitútum, resurrectiónis diem spe certæ gratulatiónis exspéctet.

[Merci à A. JORE pour son aide dans la traduction] O Dieu, que votre peuple, l’âme rajeunie, soit toujours dans l’exsultation ; afin que, tout à la joie d’avoir été renouvelé dans la gloire de l’adoption, il attende le jour de la résurrection dans l’espérance d’une récompense assurée.

Cette prière est une nouvelle composition qui amalgame la première partie d'une oraison du sacramentaire gélasien (n°515) à la finale d'une oraison du sacramentaire de Vérone (n°1148
ici) : cf. la note 27 de cet article.

La Super Oblata

Súscipe múnera, Dómine, quǽsumus, exsultántis Ecclésiæ, et, cui causam tanti gáudii præstitísti, perpétuæ fructum concéde lætítiæ.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Accueillez, Seigneur, les présents de votre Eglise transportée d’allégresse, et puisque vous lui avez donné un si grand sujet de joie, accordez-lui le bienfait d’un bonheur sans fin.

Cette oraison est utilisée au dimanche in albis dans le MR1962.

La postcommunion

Pópulum tuum, quǽsumus, Dómine, intuére benígnus, et, quem ætérnis dignátus es renováre mystériis, ad incorruptíbilem glorificándæ carnis resurrectiónem perveníre concéde.

Sur votre peuple, Seigneur, jetez un regard bienveillant, nous vous en prions ; puisque vous avez daigné le restaurer par les Mystères éternels, accordez-lui de parvenir à la résurrection incorruptible de la chair glorifiée.

Selon le Père Zuhlsdorf (
*), cette oraison serait une nouvelle composition basée sur une prière du Gélasien et un passage de saint Léon le Grand (sermon 71, 6, prononcé le Samedi Saint 443 : Et quia antiquorum morborum difficilis et tarda curatio est, tanto velocius adhibentur remedia, quanto recentiora sunt vulnera, ut semper ab omnibus offensionibus in integrum resurgentes, ad illam incorruptibilem glorificandae carnis resurrectionem pertinere mereamur in Christo Iesu Domino nostro, qui vivit et regnat…).



La première préface pascale

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre : Te quidem, Dómine, omni témpore confitéri, sed in hoc potíssimum gloriósius prædicáre, cum Pascha nostrum immolátus est Christus.

Ipse enim verus est Agnus qui ábstulit peccáta mundi. Qui mortem nostram moriéndo destrúxit, et vitam resurgéndo reparávit.

Quaprópter, profúsis paschálibus gáudiis, totus in orbe terrárum mundus exsúltat. Sed et supérnæ virtútes atque angélicæ potestátes hymnum glóriæ tuæ cóncinunt, sine fine dicéntes : Sanctus, Sanctus, Sanctus...


Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de te louer, Seigneur, en tout temps, mais avec plus de magnificence que jamais en ces jours où le Christ, notre Pâque, a été immolé.

Car c’est lui l’Agneau véritable qui a enlevé les péchés du monde ; qui, en mourant, détruisit notre mort, et, en ressuscitant, restaura notre vie.

C’est pourquoi, dans la profusion des joies pascales, le monde entier tressaille d’allégresse, tandis qu’avec lui chantent les Vertus célestes et les Puissances angéliques, redisant sans fin l’hymne de ta gloire : Saint, Saint, Saint...
(**)


(**) Traduction de Dom FLICOTEAUX dans « Le triomphe de Pâques », Cerf, Paris, 1952, p. 20. Avec cette note : « Nous traduisons ici d’après le texte primitif , tel que le donne le sacramentaire gélasien, avec son ancienne finale. Dans notre missel cette même finale ‘quapropter profusis gaudiis, etc.’ est devenue la conclusion de la préface de la Pentecôte. On attribue, avec assez de vraisemblance, cette modification à saint Grégoire. Peut-être aura-t-il estimé que le ‘totus in orbe terrarum exsultat’ ne convenait guère à la fête de Pâques et qu’il s’appliquait mieux à la Pentecôte, puisque c’est en ce jour que l’Eglise commença à se répandre sur toute la terre. »
par VexillumRegis publié dans : Temps pascal
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Jeudi 3 avril 2008
Dominica II Paschae
Deuxième dimanche de Pâques (A)


« Les cinquante jours à partir du dimanche de la Résurrection jusqu'au dimanche de Pentecôte sont célébrés dans la joie et l'exultation, comme un jour de fête unique, ou mieux “un grand dimanche”. C'est surtout en ces jours que l'on chante Alleluia. » (Normes universelles de l’Année liturgique, n°22). Dans la forme extraordinaire du rite romain, Pâques s’achève avec l’octave qui prolonge le dimanche de la Résurrection (“Pâques closes”), tandis que la forme ordinaire considère l’ensemble du Temps pascal comme “un grand dimanche”, “un jour de fête unique”. Ainsi, notre dimanche dit de Quasimodo (en raison du premier mot de l’introït) est appelé le “1er dimanche après Pâques” (Dominica I post Pascha) dans le Missel de 1962, tandis qu’il est le “2ème dimanche de Pâques” (Dominica II Paschae) dans le Missel rénové (1). Rien ne met mieux en lumière ce changement de perpective que le transfert de l’ancienne collecte de notre dimanche de Quasimodo au dernier jour du Temps pascal, le samedi précédant le dimanche de la Pentecôte (2). L’oraison d’ouverture (3) qui lui a été substituée s’adresse tout particulièrement aux néophytes qui, dans les temps anciens, participaient à toutes les liturgies de l’octave pascale revêtus de leur aube baptismale, qu’ils déposaient solennellement le samedi précédent (4). Il en est de même de l’oraison sur les offrandes (5) et de l’introït Quasi modo, dont le texte est justement lu à l’épître du samedi in albis deponendis dans le MR1962 (6).

(1) “Les dimanches de ce temps sont considérés comme des dimanches de Pâques et, après le dimanche de la Résurrection, on les désigne comme les IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe dimanches de Pâques ; le dimanche de Pentecôte clôt cette période sacrée de cinquante jours.” - Normes universelles de l’Année liturgique, n°23.

(2) Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, qui paschália festa perégimus, hæc, te largiénte, móribus et vita teneámus. | [Traduction Dom LEFEBVRE] Faites, Dieu tout-puissant, qu’arrivés au terme de la célébration des fêtes de Pâques, nous puissions, par le don de votre grâce, les garder présentes en nous par toute la conduite de notre vie.

(3) Deus misericórdiæ sempitérnæ, qui in ipso paschális festi recúrsu fidem sacrátæ tibi plebis accéndis, auge grátiam quam dedísti, ut digna omnes intellegéntia comprehéndant, quo lavácro ablúti, quo spíritu regeneráti, quo sánguine sunt redémpti. | Dieu d’éternelle miséricorde, qui par le retour de ces fêtes pascales enflammes la foi de ton peuple consacré, augmente la grâce que tu lui as donnée afin que tous, par une intelligence juste, comprennent par quel baptême ils ont été purifiés, par quel Esprit ils ont été régénérés, par quel sang ils ont été rachetés.

Selon l’abbé Zuhlsdorf (
*), cette oraison est basée sur une prière du Missale Gothicum (n°309).

On remarquera que cette oraison s’adapte remarquablement avec l’épître de saint Jean lue dans le MR1962 (1 Jn V, 4-10). La prière a visiblement été rédigée en s’inspirant du texte biblique, et pour l’accompagner. On doit regretter que la péricope proposée dans le nouveau lectionnaire en l’année B (1 Jn V, 1-6) ait été coupée - sans doute en raison de l’obscurité du texte et peut-être aussi de la gêne occasionnée par la glose trinitaire introduite dans la version latine -, ce qui fausse le rapprochement entre la lecture et l’oraison.

(4) “En ce même samedi, à l’issue des vêpres et après une dernière station au baptistère, les néophytes se réunissaient dans une dépendance de la basilique du Latran pour déposer, au cours d’une cérémonie fort touchante, les aubes blanches dont ils s’étaient revêtus au sortir de la piscine sacrée. De là vient que les anciens sacramentaires intitulent le samedi de l’octave pascale Sabbatum in albis deponendis, le samedi de la déposition des aubes.” - Dom FLICOTEAUX, Le triomphe de Pâques, Cerf, 1952, pp. 107-108.

C’est par erreur que, plus tard, le dimanche a lui aussi était dit in albis.

(5) Súscipe, quǽsumus, Dómine, plebis tuæ (et tuórum renatórum) oblatiónes, ut, confessióne tui nóminis et baptísmate renováti, sempitérnam beatitúdinem consequántur. | Recevez, Seigneur, nous vous en prions, les offrandes de votre peuple (et de vos néophytes), afin que, régénéré(s) par la confession de votre nom et par le baptême, il(s) obtienne(nt) la béatitude éternelle.

Il s’agit de la secrète du jeudi dans l’octave de Pâques dans le Missale Romanum de 1962.

(6) [1 P II, 2 V/ Ps 80, 2] Quasi modo geniti infantes, alleluia : rationabile, sine dolo lac concupiscite, alleluia, alleluia, alleluia. V/ Exsultate Deo adiutori nostro : iubilate Deo Iacob. | Tels des enfants nouveau-nés, alléluia, soyez avides du pur lait spirituel, alléluia, alléluia, alléluia. V/ Poussez des cris de joie pour Dieu, notre soutien ; acclamez le Dieu de Jacob.


Le lectionnaire pascal - excluant, selon une tradition très ancienne, toute lecture vétérotestamentaire - nous donne à parcourir en leur presque intégralité deux grands livres du Nouveau Testament : les Actes des apôtres, qui expose le premier développement de l’Eglise sous le souffle de l’Esprit, et l’évangile selon saint Jean. Les dimanches, la deuxième lecture est prise, selon les années, à la première épître de saint Pierre, admirable catéchèse baptismale de l’Eglise primitive (année A), à la première épître de saint Jean, qui s’accorde et introduit l’évangile du même apôtre (année B), et à l’Apocalypse, qui nous associe à la joie de la Jérusalem céleste, dont la joie pascale est comme le gage et l’anticipation (année C).

En ce deuxième dimanche de Pâques, c’est le bel évangile de l’apparition à Thomas l’incrédule que la liturgie nous donne à méditer (L3 ; Jn XX, 19-31). Si Dieu a permis que Thomas doutât, c’est pour raffermir notre propre foi envers le mystère essentiel de la Résurrection glorieuse de Notre-Seigneur (7), car, nous dit saint Paul, si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine (1 Co XV, 17). Non seulement Thomas a vu le Seigneur, mais il a encore touché ses plaies glorieuses, ce qui a entraîné un acte de foi immédiat : “Mon Seigneur et mon Dieu !”. Dans l’obscurité, et malgré toutes les difficultés et les obstacles, nous aussi nous sommes appelés à toucher du doigt de notre foi les saintes blessures de Notre-Seigneur, et à confesser tout ensemble et sa résurrection, et sa divinité : “Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révèlera Jésus Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi” (L2 ; 1 P I, 3-9). C’est tout particulièrement dans le mystère eucharistique que nous pouvons pour ainsi dire toucher la substance du Ressuscité, sous le voile du sacrement (A3) (8).

(7) “L'Esprit de vérité n'aurait pas permis ces hésitations dans les cœurs de ses prédicateurs si cette défiance, ces retardements pleins de curiosité n'avaient affermi les fondements de notre foi. Ce sont nos troubles que le Sauveur guérissait dans la personne de ses apôtres : en eux ils nous prémunissait contre les calomnies des impies et contre les arguments de la sagesse terrestre. Ce qu'ils ont vu nous a éclairé ; ce qu'ils ont entendu nous a renseigné ; ce qu'ils ont touché nous a affermis. Ils ont douté pour que le doute ne nous fût plus possible”. - Saint Léon le Grand, Sermon I pour l'Ascension.

(8) [Jn XX, 27] Mitte manum tuam, et cognosce loca clavorum, alleluia : et noli esse incredulus, sed fidelis, alleluia, alleluia. | Avance ta main et reconnais la place des clous, alléluia ; et ne te montre plus incrédule, mais croyant, alléluia, alléluia.

Les autres antiennes sont elles aussi tirées des récits évangéliques des différentes apparitions du Ressucité :

Premier Alleluia

[Mt XXVIII, 7] Alleluia, alleluia. V/ In die resurrectionis meae, dicit Dominus, praecedam vos in Galilaeam. Alleluia. | Le jour de ma résurrection, je vous précèderai en Galilée. Alléluia.

Deuxième Alleluia

[Jn XX, 26] Alleluia, alleluia. V/ Post dies octo, ianuis clausis, stetit Iesus in medio discipulorumsuorum, et dixit : Pax vobis. Alleluia. | Huit jours après, toutes portes closes, Jésus se tint au milieu de ses disciples et dit : “La paix soit avec vous !”. Alléluia.

L’offertoire

[Mt XXVIII, 2, 5, 6] Angelus Domini descendit de caelo, et dixit mulieribus : Quem quaeritis, surrexit, sicut dixit, alleluia. | L’ange du Seigneur descendit du ciel et dit aux femmes : “Celui que vous cherchez est ressuscité”, comme il l’avait dit, alléluia.
par VexillumRegis publié dans : Temps pascal
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Dimanche 23 mars 2008
Séquence de Pâques
Victimae paschali laudes

(Wipon de Bourgogne, v. 990-1050)
___________



***
Victimae Paschali laudes
immolent Christiani.

A la Victime pascale,
Chrétiens, offrez le sacrifice de louanges.


Agnus redemit oves :
Christus innocens Patri
reconciliavit peccatores.

L'agneau a racheté les brebis ;
Le Christ innocent a réconcilié
L'homme pécheur avec le Père.


Mors et vita duello
conflixere mirando :
dux vitae mortuus,
regnat vivus.

La mort et la vie s'affrontèrent
En un duel prodigieux.
Le Maître de la vie mourut ;
Vivant, il règne.


Dic nobis Maria,
Quid vidisti in via ?
Sepulcrum Christi viventis,
et gloriam vidi resurgentis,

- Dis-nous, Marie [Madeleine],
Qu'as-tu vue en chemin ?
"J'ai vu le sépulcre du Christ vivant,
J'ai vu la gloire du Ressuscité.


Angelicos testes,
sudarium et vestes.
Surrexit Christus spes mea :
praecedet suos in Galilaeam.

J'ai vu les anges ses témoins,
Le suaire et les vêtements.
Le Christ, mon espérance, est ressuscité !
Il vous précèdera en Galilée."


Scimus Christum surrexisse
a mortuis vere :
Tu nobis, victor Rex, miserere
.
Amen. Alleluia.
Nous le savons : le Christ
Est vraiment ressuscité des morts.
Roi victorieux, aie pitié de nous !
Amen. Alleluia.
par VexillumRegis publié dans : Temps pascal
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Dimanche 23 mars 2008
Hymne pour le Dimanche de la Résurrection
(Saint Pierre Damien, 1007-1072)

Image
Duccio di Buoninsegna, Apparition de l'ange aux saintes femmes myrophores, Maestà, 1308-1311.

______________


Paschalis festi gaudium mundi replet ambitum,
Caelum, tellus ac maria laeta promant carmina,
Et Alleluia consonis modulemur organis.

La joie de la fête de Pâques remplit l’orbite du monde ;
Que le ciel, la terre et la mer entonnent de joyeux cantiques
Et jouons des Alléluias sur nos instruments harmonieux.


Solus ululet tartarus rapta praeda vacuus,
Fractos vectes et ferrea strata ploret moenia,
Quae subruit rex gloriae cum signo victoriae.

Que seul hurle le Tartare dépouillé de la proie qui lui a été ravie ;
Qu’il pleure ses verroux brisés et ses remparts de fer renversés,
Que le Roi de gloire a abattus pour sceller sa victoire.


Stupenda lex mysterii, novum genus proelii !
Ligatus nexos liberat, mortuus vivificat,
Dumque vita perimitur, mortis mors efficitur.

Surprenante loi de ce mystère, combat d’un genre nouveau !
Celui qui est lié délivre les enchaînés, la mort donne la vie,
L’anéantissement de la vie réalise la mort de la mort.


Statera crucis pendulum mundi librat pretium,
Quod dum exactor petiit, ius antiquam perdidit,
Escam glutire nititur, sed hamo transfigitur.

Comme une balance, la croix pèse la rançon du monde qui y est suspendue ;
Ce qu’a réclamé le percepteur, le droit antique l’a perdu :
Il cherche à engloutir l’appât, mais l’hameçon le transperce.


Composuit chirographum protoplastus hominum,
Quod Christus post in alia solvit ligni tabula ;
Quae primus Adam scripserat, secundus obliterat.

Le premier homme créé a contracté une dette
Que le Christ a acquittée par une autre tablette, le bois de sa croix ;
Ce que le premier Adam avait écrit, le second l’a effacé.


Cum auctor vitae moritur, orbis et commoritur,
Sol radios operuit, lugens terra tremuit,
Templi velum dividitur, vis saxorum scinditur.

Lorsque l’auteur de la vie meurt, le monde meurt aussi avec lui :
Le soleil a voilé ses rayons, la terre en larmes a pleuré,
Le voile du temps s’est déchiré, le roc puissant s’est fendu.


Brevi sepulcro clauditur, qui caelo non capitur,
Praeda vallatus divite victo mortis principe
Triumphali potentia surgit die tertia.

Il est enfermé dans un tombeau étroit, Celui que le ciel ne peut contenir ;
Mais, fortifié par une proie magnifique - le prince de la mort vaincu -
Il ressuscite le troisième jour avec une puissance triomphale.


Reddite Christum, vigile quam servastis, milites !
Vel mortuum ostendite, vel in vivum credite !
Cur gratis vera dicitis, empti falsa fingitis ?

Rendez le Christ que vous gardiez, vigilants soldats !
Ou montrez-le mort, ou croyez qu’Il est vivant !
Pourquoi dire la vérité pour rien et feindre des mensonges pour de l’argent ?


Mox intonat angelicus sermo mulieribus,
Apostolis ut dulcia haec deferrent nuntia :
In Galilaeum pergite, ibi Christum cernite.

Bientôt retentissent les paroles de l’ange aux femmes,
Pour qu’elle rapportent la douce nouvelle aux apôtres :
“Rendez-vous en Galilée, vous y verrez le Christ !”


Iam regis Aegyptiaci servitute liberi
Post maris rubri transitum novum demus canticum,
Mortis soluti legibus Christo consurreximus.

Délivrée maintenant de la servitude du roi d’Egypte,
Après le passage de la mer Rouge, chantons un nouveau cantique ;
Libérés des lois de la mort, ressuscitons avec le Christ.

Colite, novi populi, rite pascha Domini.
Paschalis agni sanguine postes domus tingite,
Fermentum vetus pellite, azyma comedite.

Honorez comme il convient, ô peuples rénovés, la Pâque du Seigneur ;
Teignez du sang de l’agneau pascal les montants des portes de vos maisons.
Eliminez le vieux ferment et mangez du pain sans levain.


Totis, Christe, visceribus tibi laudes reddimus,
Qui resurgens a mortuis ultra iam non moreris ;
Sit patri laus et parili decus omne flamini.

O Christ, c’est du fond de notre coeur que nous te rendons hommage,
Toi qui, ressuscité d’entre les morts, ne mourra jamais plus à l’avenir.
Louange au Père et tout honneur à l’Esprit son semblable
.


***

Comment vous expliquerai-je les choses cachées? Comment proclamerai-je ce qui surpasse tout langage et toute intelligence ? Comment ferai-je connaître le mystère de la résurrection du Seigneur ? Sa croix aussi est un mystère, et sa mort pendant trois jours, et tout ce qui est arrivé à notre Sauveur est mystère. De même, en effet, qu'il est né du sein inviolé de la Vierge, de même il est ressuscité du tombeau fermé. De même que le Fils unique de Dieu est devenu premier-né en naissant d'une mère, de même il est devenu le premier-né d'entre les morts par sa résurrection. De même, assurément, que sa naissance n'a pas fait perdre à la Vierge mère sa virginité, de même sa résurrection n'a pas brisé les sceaux du sépulcre. Je ne puis donc pas définir par des mots sa naissance ni comprendre sa sortie du sépulcre.

Venez voir l'endroit où reposait le Seigneur (Mt 28,6). Venez voir l'endroit où fut rédigé l'acte garantissant votre résurrection. Venez voir l'endroit où la mort fut ensevelie. Venez voir l'endroit où un corps, grain non semé par l'homme, a produit une multitude d'épis d'immortalité. Allez annoncer à mes disciples, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront (Mt 28,10). Annoncez à mes disciples les mystères que vous avez contemplés."

Voilà ce que le Seigneur a dit aux femmes. Et maintenant encore, au bord de la piscine baptismale, il se tient invisible auprès des croyants, il embrasse les nouveaux baptisés comme des amis et des frères, il remplit leurs coeurs et leurs âmes d'allégresse et de joie. Il lave leurs souillures dans les fontaines de sa grâce. Il oint du parfum de l'Esprit ceux qui ont été régénérés. Le Seigneur devient celui qui les nourrit et il devient leur nourriture. Il procure à ses serviteurs leur part de nourriture spirituelle. Il dit à tous les fidèles : "Prenez, mangez le pain du ciel, recevez la source qui jaillit de mon côté, celle où l'on puise toujours sans que jamais elle se tarisse. Vous qui avez faim, rassasiez-vous ; vous qui avez soif, enivrez-vous d'un vin sobre et salutaire."

O Christ, notre Dieu, toi seul es vraiment le seul Seigneur, plein de bonté et d'amour pour les hommes. Avec ton Père exempt de toute souillure et avec l'Esprit vivifiant, à toi reviennent la gloire et la puissance, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.


De saint Jean Chrysostome, évêque.
par VexillumRegis publié dans : Semaine Sainte
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Présentation

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  • : 18/08/2007
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Abréviations



Table des abréviations

P1 = Collecte
P2 = Secrète ou Super Oblata
P3 = Postcommunion

L1 = première lecture
L1 = deuxième lecture
L3 = évangile

A1 = Introït
A2 = Chant d'offrande du Graduale Romanum
A3 = Chant de communion. Au Temps ordinaire, il y a deux antiennes au choix : A3a et A3b.
Ps = Psaume responsorial

greg. = chant grégorien proposé par le Graduale Romanum

MR1962 : Missel romain de 1962 (forma extraordinaria)
MR2002 : Missel romain de 2002 (forma ordinaria)

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